Chapitre I — Le village

Sa situation, son école, ses commerces, sa vieille scierie, ses particularités et sa vie quotidienne — le portrait complet du village de la Poya, en Haute-Gruyère.

Le village d’Estavannens sous la neige, au pied des Vanils.
Le village d’Estavannens sous la neige, au pied des Vanils.

Chapitre I · § 1

Le mot d’accueil du site, placé sous le signe de l’attachement aux racines.

« J’aime ce pays et j’aime y vivre, parce que j’y ai mes racines, ces racines profondes et délicates qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs des villages et même à l’air qu’on y respire. J’aime la maison où j’ai grandi… »

Guy de Maupassant — « Le Horla », 1887

Webmaster : Jean Pharisa, Bulle — dernière mise à jour le 7 juin 2026. Le site est hébergé sur le serveur de son fils Philippe Pharisa, ingénieur en informatique, à Bulle.

Panorama de la vallée de l’Intyamon : le village d’Estavannens au pied de la chaîne enneigée des Vanils
Panorama de la vallée de l’Intyamon : le village d’Estavannens au pied de la chaîne enneigée des Vanils.

Chapitre I · § 2

Estavannens se trouve en Haute-Gruyère (Intyamon), dans le canton de Fribourg, à 14 km de Bulle (sortie d’autoroute N12).

Les distances

Distances depuis la sortie d’autoroute N12 à Bulle jusqu’à Estavannens :

VilleDistance
Fribourg35 km
Lausanne70 km
Berne70 km
Sion120 km
Genève130 km
Bâle160 km
Zurich190 km
Carte de situation : Estavannens entre Bulle, Gruyères et Grandvillard, sur la rive droite de la Sarine.
Carte de situation : Estavannens entre Bulle, Gruyères et Grandvillard, sur la rive droite de la Sarine.

Données statistiques de l’ancienne commune d’Estavannens

DonnéeValeur
Altitude centrale769 m
Altitude minimale703 m
Altitude maximale2 171 m
Densité de la population résidente (2002)14 hab./km²
Superficie2 109 ha (21 km²)
Surface boisée783 ha
Surface agricole utile976 ha
Surface d’habitat et d’infrastructure28 ha
Surface improductive322 ha
Exploitations agricoles en 2001à valider
Surface agricole utile en 200122 754 ares
Terres ouvertes en 2001202 ares à valider
Bovins en 2001523

Deux valeurs restent à confirmer d’après la page source : le nombre d’exploitations agricoles en 2001 (valeur absente) et les terres ouvertes en 2001 (l’original indique « en 200 », texte coupé).

La nomenclature des rues

Les rues d’EstavannensNomenclature complète, avec les numéros des maisons — 32 chemins, routes, rues et impasses.
  • Chemin des Esserts
  • Chemin de Ferrand
  • Chemin de la Chapelle
  • Chemin de la Chaux
  • Chemin de la Cuâ
  • Chemin de la Fin
  • Chemin de la Maison Noire
  • Chemin de la Perra
  • Chemin de la Place de jeu
  • Chemin de la Taillisse
  • Chemin de Pra Ferrand
  • Chemin des Ciailles
  • Chemin des Errouvins
  • Chemin des Gottes
  • Chemin des Planchettes
  • Chemin des Provenches
  • Chemin des Rez de la Ferranda
  • Chemin des Rosys
  • Chemin du Déroutze-Pouè
  • Chemin du Bévéret
  • Chemin Sous-la-Fin
  • Chemin des Rontes
  • Impasse de la Cascade
  • Route de la Poya
  • Route de la Scie
  • Route de l’Église
  • Route des Rez
  • Route du Fossard
  • Route Neuve
  • Rue du Village d’Enbas
  • Rue du Village d’Enhaut
  • Route des Grèves (hors plan)

Les lieux-dits. Une recherche de Raphaël, Gérald et Alphonse Jaquet, avec une mise en page de Jean Pharisa, recense les lieux-dits de la commune (liste alphabétique avec carte). Un petit fascicule imprimé et relié est en vente chez Raphaël Jaquet (village d’Enhaut) pour le prix de fr. 15.–.

Le plan de l’ancienne commune

Plan de l’ancienne commune d’Estavannens (Geosud, Bulle) : cartes et nomenclatures des folios A à I.

Plan de l’ancienne commune d’Estavannens (Geosud, Bulle).
Plan de l’ancienne commune d’Estavannens (Geosud, Bulle).
Extrait de carte SwissTopo : la situation en 2011.
Extrait de carte SwissTopo : la situation en 2011.
Le plan du village, feuille à feuilleHuit extraits du plan avec les numéros des maisons.
Extrait 1 du plan du village, avec les numéros des maisons
Extrait 1 du plan du village, avec les numéros des maisons
Extrait 2 du plan du village
Extrait 2 du plan du village
Extrait 3 du plan du village
Extrait 3 du plan du village
Extrait 4 du plan du village
Extrait 4 du plan du village
Extrait 5 du plan du village
Extrait 5 du plan du village
Extrait 6 du plan du village
Extrait 6 du plan du village
Extrait 7 du plan du village
Extrait 7 du plan du village
Extrait 8 du plan du village
Extrait 8 du plan du village

Voyager dans le temps avec SwissTopo, entre 1844 et 2011

Pour les 125 ans de l’office topographique fédéral : cartes de la situation en 1894, 1934, 1950 et 2011. Principales différences observées : la Sarine et ses grèves, le lit du Bévéret et le nombre de bâtiments au village.

Chapitre I · § 3

Le premier site Internet communal, tenu bénévolement par Jean Pharisa de 2000 à 2011.

La bannière de la commune de Bas-Intyamon.
La bannière de la commune de Bas-Intyamon.

Le site Internet de la commune de Bas-Intyamon « www.bas-intyamon.ch », construit en l’an 2000, a été supprimé le 19 novembre 2011. Il a été remplacé par un site professionnel répondant mieux aux normes de la loi sur l’information et l’accès aux documents (guichet virtuel).

Les pages concernant Estavannens ont été transférées sur le présent site. Les pages concernant Enney et Villars-sous-Mont ont été supprimées le 10 janvier 2011.

Statistiques de fréquentation de l’ancien site

PériodeMesureTotalMoyennes
Novembre 2000 – novembre 2011Visites174 7961 314 visites/mois, 43 visites/jour
Avril 2005 – novembre 2011Pages visitées350 4124 380 pages/mois, 145 pages/jour, 3,6 pages/visite

Les pages vues de novembre 2000 à mars 2005 n’ont pas été relevées.

Les travaux de création et de maintenance des sites de la commune (Bas-Intyamon, Estavannens, Enney et Villars-sous-Mont) ont été réalisés gratuitement par le webmestre Jean Pharisa.

La lettre du conseil communalAdressée à Jean Pharisa, à Bulle, pour le remercier de sept années de bénévolat.

Cher Jean,

Nous devons par ces lignes revenir sur le site internet de la Commune de Bas-Intyamon. Cela fait maintenant 7 ans que vous vous occupez de la tenue du site internet de notre commune et nous tenons à vous remercier pour tout votre travail et votre dévouement.

L’entrée en vigueur de la loi sur l’information et l’accès aux documents au 1er janvier 2011 oblige les communes à créer un site internet. Cette condition est déjà remplie pour notre commune, il ne reste qu’à adapter la forme et le contenu. Les citoyens réclament de plus en plus un service à la pointe du progrès en matière de communication et le conseil communal a décidé de remanier le site internet et d’y joindre un guichet virtuel, justement pour répondre aux attentes de la population.

Le Conseil communal a confié un mandat pour le développement d’un nouveau site internet et l’implémentation d’un guichet virtuel au fournisseur des logiciels spécifiques à la commune. Par conséquent, la tenue du site internet ne vous sera plus confiée dès l’an prochain, vraisemblablement à partir du 2e trimestre. La date exacte vous sera communiquée dès que possible.

Nous tenons à vous remercier sincèrement pour l’immense travail réalisé durant ces 7 années ; nous sommes bien conscients que la tenue d’un tel site demande un travail de titan et vous vous en êtes chargé à merveille. Par ces quelques breuvages (12 bouteilles), nous tenons à vous remercier sincèrement pour tout ce travail au fil des ans. Votre travail nous a été précieux et nous vous en sommes reconnaissants.

Veuillez recevoir, Cher Jean, nos cordiales salutations.

AU NOM DU CONSEIL COMMUNAL — La Secrétaire : E. Dupont à valider ; Le Syndic : Roland Kaeser

Chapitre I · § 4

Fusion des communes, sobriquets patois des habitants et statistiques des ménages.

Le jeudi soir 11 septembre 2003, les habitants des communes d’Estavannens, d’Enney et de Villars-sous-Mont ont décidé de fusionner leurs communes respectives sous l’appellation de « Commune de Bas-Intyamon ».

Gentilés et sobriquets patois

VillageGentiléSobriquet(s) patois
Estavannensles stabadinsLè medze bakon (les mangeurs de lard)
Enneyles enneysansLè roba mouâ (les voleurs de morts) ; Lè grand tsandélè (les grands chandeliers)
Villars-sous-Montles villars-sous-montois (ou villarssousmontois)Lè trêna-chignons (les traîneurs de branches de sapin)

L’évolution démographique d’Estavannens est documentée pour la période 1641–1970, ainsi que celle de la commune de Bas-Intyamon (graphiques consultables sur la page source).

L’annuaire téléphonique en ligne permet, via le mot « Carte » à la suite de certaines adresses, d’accéder à la carte topographique indiquant la position de chaque bâtiment.

La pyramide des âges de la population (femmes / hommes).
La pyramide des âges de la population (femmes / hommes).

Ménages pour la distribution d’envois sans adresse (poste, 2005) à valider

LocalitésMaisons individuellesExploitations agricolesStandard officielStandard commercial
Enney124219178
Estavannens125151138
Villars-sous-Mont349159
Total28316461375

Le tableau source est mal aligné : la répartition exacte des valeurs par colonne est incertaine.

Statistique des ménages — recensement fédéral de 2000 à valider

LocalitésTotalMénages de 1 à 6 personnes ou plus (détail)
Estavannens8814, 23, 10, 27, 10…
Enney16432, 59, 36, 21, 12…
Villars-sous-Mont5315, 14, 10…

Colonnes incomplètes dans la source : les valeurs par taille de ménage ne peuvent pas toutes être attribuées avec certitude.

Les émissions de patois de Radio Fribourg

Consacrées à Estavannens et à ses habitants :

ÉmissionIntervenantsThèmes
5 mai 2013 (30 min)Placide Meyer et Nicolas Jaquet (au syndic)La poya d’Estavannens et l’alpage
12 mai 2013 (30 min)Placide Meyer et Nicolas Jaquet (au syndic)La poya d’Estavannens et l’alpage
19 mai 2013 (30 min)Placide Meyer et Nicolas Jaquet (au syndic)La poya d’Estavannens et l’alpage
8 octobre 2015André Piccand et René Jaquet (feu Fernand à Eugène à Prelet)Le village d’Estavannens et le fanage des Chaux
15 novembre 2015André Piccand et René Jaquet (feu Fernand à Eugène à Prelet)Le village de Vuippens
15 janvier 2017 (CDA converti en MP3)André Piccand et Raphaël Jaquet (Tonton)Naissance, endiguements, l’école, fanage, les Auges, le cochon gras, la famille, les Jaquet, le village d’Enhaut, les jeux d’enfants, chanson, les escargots, enfants de chœur
22 janvier 2017 (CDA converti en MP3)André Piccand et Raphaël Jaquet (Tonton)École régionale, sur la Sarine, le village, le fanage des Chaux, l’avalanche, chanson, la population, la surface, l’altitude et l’exposition du village, vieilles maisons, le bob, la fusion des communes
29 janvier 2017 (CDA converti en MP3)André Piccand et Raphaël Jaquet (Tonton)Le cours de forestier et son travail varié durant 40 ans, son papa 50 ans boursier, la retraite, l’apiculture, chanson, Oscar Moret, le maintien du patois

Chapitre I · § 5

Historique de l’école du village, souvenirs d’écolier des années 1940, portraits des instituteurs et nouvelle école inaugurée en 2012.

Autrefois, c’était comment ? Être écolier dans les années 40…

Jean Pharisa, né en 1939, se rappelle ses années d’école primaire à Estavannens. Publication dans le journal « La Liberté » le 9 septembre 2006, par Danièle Aeby-Magnin (fille de Gaston Magnin et petite-fille d’Ernest et Lydie Magnin) :

« Ma première année d’école, je l’ai faite en 1946. Nous étions 47 filles et garçons dans la classe, avec un seul maître aidé par un moniteur. Quand les élèves du cours supérieur avaient par exemple une rédaction, les deuxièmes faisaient des lignes d’écriture, pendant qu’un bon élève de sixième était détaché pour faire répéter les calculs aux petits de première… afin que le maître puisse faire une dictée au cours moyen ! Au début des années 50, un petit nombre de villageois fréquentaient l’école secondaire. Nous n’étions que trois d’Estavannens l’année où j’y suis entré. Les autres redoublaient la sixième à l’école du village en attendant l’émancipation à 16 ans.
Lire la suite du récit« La Liberté », 9 septembre 2006 — catéchisme, punitions, leçon de gym improvisée…

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai commencé l’école primaire, mais j’avais déjà appris à écrire et à lire par moi-même. Je me souviens encore de la surprise de ma mère lorsque, « La Gruyère » dans les mains, je lui demandai : « C’est écrit les fil(s) ou les fi(l)s d’André Glasson ? » Donc, je me suis un peu embêté en première quand il fallait faire des bâtons et des ronds sur l’ardoise ! Une leçon qu’on détestait, c’était le catéchisme avec Monsieur le curé. Il faisait régner la terreur, en tirant les petits cheveux des favoris lorsqu’on séchait sur les réponses à donner… Le pire, c’était encore le dimanche aux vêpres, quand il interrogeait des élèves devant toute l’assemblée, et ceux qui ne savaient pas répondre s’entendaient gratifier d’un peu charitable : « Assieds-toi, gros sot ! »

De manière générale, les adultes étaient assez portés sur les punitions lorsqu’ils étaient dérangés par la vivacité des enfants. Ainsi à l’école, entre 1951 et 1952, mon 3e maître faisait régner la discipline avec des méthodes assez musclées. Lorsqu’un élève chahutait ou répondait au régent, il devait aller devant le tableau noir, s’agenouiller sur une règle en portant un dictionnaire dans chaque main. Quand la fatigue lui faisait baisser les bras, un coup de règle sur le derrière lui rappelait la position initiale. Il y avait aussi le verbe qui devait être conjugué pour le lendemain aux 21 temps ! Ou alors, plus injuste, copier 100 fois : « Je ne monte pas à l’église les mains dans les poches », en plein hiver, alors qu’on avait vu le régent y monter les mains dans celles de son veston !

Dans un registre plus sadique, la punition donnée à un petit Nicolas de mon âge — assez déluré il est vrai — que le maître envoya à midi couper la verge avec laquelle il serait fessé à son retour à l’école ! C’était sans compter sur l’imagination de notre camarade qui, après avoir entaillé la baguette de noisetier à plusieurs endroits, nous a également confié s’être mis préventivement une tuile dans le pantalon… Et ce qui devait arriver arriva : au premier coup porté par le maître sur le postérieur de l’infortuné, la verge se brisa en plusieurs morceaux dans un éclat de rire général !

La leçon de gym, on ne l’avait que très rarement. D’ailleurs nous ne disposions d’aucun matériel à part une balle, un cylindre métallique pour apprendre à lancer (la grenade) et un boulet de 5 kg. Comme nous n’avions pas de perche, le maître prit l’initiative de nous envoyer, un camarade et moi, couper un petit hêtre en forêt avec mission de l’écorcer à la scierie de mon père. Fixé dans la cour de l’école pour une leçon de gym improvisée, les garçons y grimpèrent à tour de rôle, tandis qu’en pédagogue pragmatique, le régent attendait avec une aiguille à coudre le plus lourdaud qui peinait à prendre de la hauteur ! »

(Note de Jean Pharisa : il s’agissait de son contemporain Albert Magnin, cousin de la journaliste.)

Compléments de Jean Pharisa. L’article de Mme Danièle Aeby était limité à 3 500 caractères par la rédaction de « La Liberté » ; elle n’a donc pas pu rapporter tout ce qui lui a été dit et a dû faire un choix.

Lire les complémentsSept instituteurs en sept ans, le « Journal de Tintin », les premiers livres, l’encrier et le porte-plume…

Mon école primaire à Estavannens a duré 7 années. Durant ce laps de temps, j’ai eu… 7 instituteurs. Il pourrait sembler, à la lecture de ces quelques lignes, que je n’ai conservé en mémoire que de mauvais souvenirs. Ce n’est bien sûr pas le cas, bien au contraire. Je me souviens d’un maître qui, lorsqu’il était satisfait de ses élèves, m’empruntait un « Journal de Tintin » que j’avais toujours dans mon pupitre. Il nous lisait alors une histoire, en fin de journée. Nous adorions tous cette façon de nous remercier. Cet instituteur laissait parfois monter quelques bons élèves dans son appartement à l’étage pour leur permettre de suivre une émission radio-scolaire. D’autres fois, il amenait son poste en salle de classe pour que tous les élèves puissent en profiter. Je me rappelle même d’une émission sur le compositeur Arturo Toscanini à valider. Elle fut peut-être le déclencheur qui aujourd’hui me fait aimer la musique classique.

Je ne me souviens plus très bien si c’était ce même instituteur ou le suivant qui amena son propre piano en remplacement de notre vieil harmonium essoufflé : ce fut un vrai régal pour nos oreilles, pas du tout habituées à cet instrument.

Un autre instituteur m’a donné des cours privés gratuits durant tout un été, ainsi qu’à un voisin, afin de nous préparer à l’examen d’entrée à l’école secondaire. Il passait chez nous, le soir, corrigeait les travaux de la veille et nous donnait à plancher sur deux ou trois textes de français à analyser, quelques problèmes de maths à résoudre ou un vocabulaire d’allemand à apprendre pour le lendemain…

En discutant avec mes anciens camarades d’école, après la publication de l’article ci-dessus, nous avons évoqué ensemble de très beaux souvenirs de notre passage à l’école primaire d’Estavannens. Tous s’accordent à dire que tous nos instituteurs ont fait une très bonne école. Les punitions sont oubliées depuis longtemps, elles se sont transformées en anecdotes humoristiques et, qui sait, elles se sont peut-être révélées salutaires pour bon nombre d’entre nous.

Quelques précisions supplémentaires : nous avions trois tableaux noirs en sapin, vernis en noir et montés sur roulettes, deux en avant et un au fond de la salle, une vieille carte de la Suisse et une autre du canton de Fribourg qu’il fallait dérouler et accrocher sur l’un des tableaux noirs pour les leçons de géographie, quelques tableaux en carton d’environ un mètre de haut où figuraient les premières pages du syllabaire et d’autres avec des calculs élémentaires, comme par exemple 4 + 3 = 7, qu’on utilisait pour le cours élémentaire.

Je me souviens aussi de mes premiers livres : le Kikeriki, puis l’écolier chanteur (pour le chant), le syllabaire (pour apprendre à lire) et, en 3e année, un livre de lecture de 265 pages, imprimé en 1932 et qui figure encore dans ma bibliothèque…

À partir de la deuxième année, on écrivait avec un crayon à papier : on n’entendait au moins plus le bruit affreux du crayon rayant l’ardoise. À partir du cours moyen (3e année) on pouvait utiliser le porte-plume… Lorsqu’un bec était cassé, on l’apportait au régent pour l’échanger. On avait un encrier fixé dans le pupitre et lorsqu’il était vide, le maître le remplissait avec une grosse bouteille qu’il tenait dans une armoire. Au cours supérieur, on touchait un bec « rédis » pour la calligraphie.

Après les cours de l’après-midi, il y avait encore quelques tâches à accomplir, en tournus et par équipes : remplir la caisse du bois de chauffage en allant quérir celui-ci dans le bûcher situé au sous-sol du bâtiment, effacer les tableaux noirs, enlever la poussière sur les 4 rangées de pupitres, déplacer ceux-ci, balayer et les remettre en place, bien alignés, couverts…

Les photos de classe

Les élèves de Mademoiselle Elisa Dessarzin, en 1922. Photo prêtée par Alphonse Jaquet, de Crésuz.
Les élèves de Mademoiselle Elisa Dessarzin, en 1922. Photo prêtée par Alphonse Jaquet, de Crésuz.
Les élèves d’Henri Clerc, en 1940
Les élèves d’Henri Clerc, en 1940 à valider. Photo prêtée par Marie-Thérèse Magnin, rue Lamartine 7a, 1203 Genève (veuve de Xavier, écolier à l’époque).
Les élèves d’Henri Clerc, à la rentrée scolaire 1946 (années de naissance : 1931–1939). Photo mise à disposition par Jean Pharisa, à Bulle.
Les élèves d’Henri Clerc, à la rentrée scolaire 1946 (années de naissance : 1931–1939). Photo mise à disposition par Jean Pharisa, à Bulle.
Les élèves de Georges Butty, à la rentrée scolaire 1958 (années de naissance : 1941–1949). Photo mise à disposition par Félicie Caille-Pharisa, à Genève.
Les élèves de Georges Butty, à la rentrée scolaire 1958 (années de naissance : 1941–1949). Photo mise à disposition par Félicie Caille-Pharisa, à Genève.

Les instituteurs d’Estavannens

InstituteurPériodeRemarques
Henri Clerc1907–1947Décédé en 1960
Jean Andrey1947–19514 ans à Estavannens ; ensuite professeur au CO de Bulle ; décédé le 21.12.2019 à 94 ans
Albert Schaller1951–1952Décédé en 2010
Georges Butty1952–1958Décédé en 1988
Louis Fragnière1961–1966Décédé en 1980
André Masset1987–2017Décédé en 2019

Entre 1950 et 1987, il y eut encore 10 titulaires ou maîtres remplaçants. à valider

Henri Clerc, instituteur de 1907 à 1947
Henri Clerc, instituteur de 1907 à 1947
Jean Andrey à 24 ans, instituteur de 1947 à 1951
Jean Andrey à 24 ans, instituteur de 1947 à 1951
Albert Schaller, instituteur en 1951–1952
Albert Schaller, instituteur en 1951–1952
Georges Butty, instituteur de 1952 à 1958
Georges Butty, instituteur de 1952 à 1958
Louis Fragnière (1909–1980), instituteur de 1961 à 1966
Louis Fragnière (1909–1980), instituteur de 1961 à 1966
André Masset, instituteur de 1987 à 2017
André Masset, instituteur de 1987 à 2017
Jean Andrey, six portraits.
Jean Andrey, six portraits.

La nouvelle école (2012)

Vendredi 7 septembre 2012 : inauguration officielle de la nouvelle école d’Estavannens ; samedi 8 septembre : journée « portes ouvertes ». Les travaux ont compris la rénovation de l’ancien bâtiment et la construction d’un nouveau bâtiment annexé à l’ancien, reliés par un couloir. Un beamer interactif remplace les anciens tableaux noirs. (Photos : Jean Pharisa)

La nouvelle école d’Estavannens, inaugurée le 7 septembre 2012
La nouvelle école d’Estavannens, inaugurée le 7 septembre 2012
Nouvelle école (2012) : les installations techniques
Nouvelle école (2012) : les installations techniques
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012) : ancien et nouveau bâtiments reliés par un couloir
Nouvelle école (2012) : ancien et nouveau bâtiments reliés par un couloir
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012)
Nouvelle école (2012) : le beamer interactif remplace les tableaux noirs
Nouvelle école (2012) : le beamer interactif remplace les tableaux noirs
Nouvelle école (2012) — photos Jean Pharisa
Nouvelle école (2012) — photos Jean Pharisa

L’école secondaire de la Gruyère — volée 1956

Il y a 60 ans, en juin 1956, les élèves de 3e année de l’École secondaire et commerciale de la Gruyère, sections latin-grec et latin-sciences comprises, étaient en train de transpirer pour obtenir leur diplôme de fin d’études. Le « valete » fut prononcé le 7 juillet. Le seul professeur encore parmi nous était Irénée Robadey, dit « Galurin », devenu officier instructeur, colonel EMG, commandant des écoles de recrues d’artillerie de Sion, puis attaché militaire. Irénée Robadey est décédé à Bulle le 14 juin 2020, à 93 ans.

Effectif de l’école secondaire :

Année scolaireEffectif
1953–1954168 garçons
1954–1955191 garçons
1955–1956203 garçons
1956–1957231 garçons

Documents conservés : photo et liste des élèves de la classe de 3e année 1956, palmarès de la classe, diplôme de fin d’études et détail des notes.

Le 7 août 2022, Félicie Caille-Pharisa a retrouvé dans la maison familiale d’Estavannens un document du 19 juin 1956 concernant la course de l’École secondaire aux îles Borromées, ainsi que quatre photos de l’époque extraites des originaux au format 6 × 9 (en noir et blanc).

École secondaire et commerciale de la Gruyère, classe de 3e année, 1956
École secondaire et commerciale de la Gruyère, classe de 3e année, 1956
La classe de 3e année 1956, avec les légendes des noms
La classe de 3e année 1956, avec les légendes des noms
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956 (photo d’époque 6 × 9)
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956 (photo d’époque 6 × 9)
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
Course d’école aux îles Borromées, juin 1956
4e rencontre des anciens élèves, Abri des Marches, 1er septembre 2023
4e rencontre des anciens élèves, Abri des Marches, 1er septembre 2023
4e rencontre des anciens élèves, Abri des Marches, 1er septembre 2023
4e rencontre des anciens élèves, Abri des Marches, 1er septembre 2023
La classe de 3e année 1956
La classe de 3e année 1956
Diplôme de fin d’études de l’école secondaire (1956)
Diplôme de fin d’études de l’école secondaire (1956)
Détail des notes du diplôme de 1956
Détail des notes du diplôme de 1956
Palmarès et détails de la classe de 1956
Palmarès et détails de la classe de 1956
Irénée Robadey, dit « Galurin », professeur à l’école secondaire
Irénée Robadey, dit « Galurin », professeur à l’école secondaire
Gaby Luisoni, interprète a capella de « Nouthra Dona di Maortsè »
Gaby Luisoni, interprète a capella de « Nouthra Dona di Maortsè »

Les rencontres des anciens élèves

  • 3e rencontre : le 3 septembre 2016 à l’Abri des Marches (avec « Galurin »), photos par Constantin Picht.
  • 4e rencontre des anciens élèves de l’École secondaire et commerciale de la Gruyère, Bulle 1956 : le 1er septembre 2023 à l’Abri des Marches. 12 anciens élèves de 1956 et un de 1955 étaient présents, 3 n’ont pas répondu à l’invitation ; les adresses de 5 anciens élèves n’ont pas été retrouvées et 5 sont décédés. « Pélâ (le dirlo), Mia-Mia, Galurin, Popol, Tintin, Basile, Paletot et l’irascible André Corboz étaient nos enseignants. » Lors de cette rencontre, « Nouthra Dona di Maortsè » a été exécuté a capella par Gaby Luisoni.

La page mentionne également l’école de Neirivue « en l’an II de la République helvétique » (document accessible depuis l’écusson de Neirivue).

Chapitre I · § 6

Le pôle économique le plus proche est Bulle, distant de 14 km.

Les services

  • Transports : horaires des trains TPF Palézieux – Montbovon et des bus TPF Bulle – Estavannens – Grandvillard (voir l’indicateur officiel).
  • Poste : un dépôt de poste se trouve à Épagny, au bord de la route cantonale, à gauche en allant à Bulle. La prise en charge des envois se fait par le fonctionnaire de distribution au cours de sa tournée.
  • Police : poste de la police cantonale, 1666 Villars-sous-Mont (à côté de la carrosserie Pharisa) — 026 928 30 30. Urgence : 117.
  • Home de la vallée de l’Intyamon, 1666 Villars-sous-Mont — téléphone 026 928 44 44, fax 026 928 44 49, cafétéria 026 928 44 45, e-mail [email protected].

Les commerces

  • L’Auberge des Montagnards— « Au cœur d’un village tranquille, tout le charme rustique d’un véritable café gruérien. » Salle à boire de 35 places, salle de banquet de 40 places, terrasse de 50 places, parking. Tenue par Bernard Perdrizat et Hélène Mossu, ancienne tenancière de la buvette de l’aérodrome d’Épagny-Gruyères. Téléphone : 026 921 19 19.
  • Flashmax — David Moret : installation et réparation de matériel informatique, création de sites Internet, publicité, graphisme, communications. Chemin de Rez de la Ferranna 11, 1665 Estavannens — 026 921 09 06 — www.flashmax.ch.
  • Atelier de sculpture sur bois « Miosolyne » — Marilyne Caille-Bapst. Route de la Poya 8, 1665 Estavannens — 079 659 38 47 — www.miosolyne.ch.
  • Anne-Sophie Sanchez, salon de coiffure.
L’enseigne de l’Auberge des Montagnards.
L’enseigne de l’Auberge des Montagnards.
Flashmax — informatique et création de sites Internet (David Moret)
Flashmax — informatique et création de sites Internet (David Moret)
Atelier de sculpture sur bois « Miosolyne » (Marilyne Caille-Bapst)
Atelier de sculpture sur bois « Miosolyne » (Marilyne Caille-Bapst)
Le salon de coiffure d’Anne-Sophie Sanchez
Le salon de coiffure d’Anne-Sophie Sanchez
Bus TPF de la ligne Bulle – Estavannens – Grandvillard
Bus TPF de la ligne Bulle – Estavannens – Grandvillard
La Poste — dépôt postal à Épagny
La Poste — dépôt postal à Épagny
La gare de Bulle, point de départ des lignes TPF
La gare de Bulle, point de départ des lignes TPF

Chapitre I · § 7

« La vyie réche d’Ehavanin » — la vieille scierie hydraulique d’Estavannens, chantée en patois par le poète Pierre Quartenoud.

La scierie en 1910, avec la roue à aubes (aujourd’hui désaffectée).
La scierie en 1910, avec la roue à aubes (aujourd’hui désaffectée).

« La vieille scierie d’Estavannens »

Poème de Pierre Quartenoud, poète patoisant fribourgeois — le patois et sa traduction :

PatoisFrançais
Akutâdè, bâ vè le rioLa vyie réche d’EhavaninY pièkè djèmé chon travôPor’alâ achouna le tinÉcoutez, en bas vers le ruisseauLa vieille scierie d’EstavannensElle n’arrête jamais son travailPour aller écouter le temps
N’in d’a réchi di grô billonIn chè chèkojin hô è bâN’in d’a findu di grô tejonY réchè chin ch’impahyintâElle en a scié de gros billonsEn se secouant en haut et en basElle en a fendu de grosses billes de boisElle scie sans s’impatienter
Réchè to l’an chin dèbredâMa bin chur k’in n’an le tsôtinLivouè lè bâcha, fô moujâLa vyie réche y réchè minElle scie toute l’année sans discontinuerMais bien sûr qu’au cours de l’étéL’eau est basse, faut y penserLa vieille scie, elle scie moins
Akutâdè la borbotâY di prâ d’afére in réchinRintiè ke fô bin l’akutâMè j’èmi, profitâdè j’inÉcoutez-la murmurerElle dit beaucoup de choses en sciantIl ne faut que bien l’écouterMes amis, profitez-en
Y di ke fô pou dévejâBin prèhyi è prâ travayiTsouyi, po poui chè répojâPâ rintié vivre po medjiElle dit qu’il faut peu parlerBien prier et beaucoup travaillerÉconomiser pour pouvoir se reposerPas seulement vivre pour manger
Trantyilamin, trantyilaminL’ivouè ch’in vin déchu la râvoua d’EhavaninPu, in verin rapidaminL’ivouè ch’in va. In èpoufinTranquillement, tranquillementL’eau s’en vient, sur la roue du moulinPuis en tournant rapidementL’eau s’en va, en bouillonnant

Le bâtiment

La scierie est photographiée en 1910 avec sa roue à aubes (aujourd’hui désaffectée). Ses trois parties datent du XIXe siècle :

Partie du bâtimentAnnée de construction
Partie « Scie battante »1863
Partie « Grand cylindre »1869
Partie « Atelier »1873

Les films

Deux documents filmés ont été mis en ligne sur YouTube le 17 novembre 2010 : la copie d’une cassette vidéo de mars 1996 et la copie d’une séquence d’un film super-8 datant de 1974.

La vieille scierie d’Estavannens — cassette vidéo de mars 1996
La scierie en activité — film super-8 de 1974

Les photos

Photographies de Jean Pharisa, Bulle :

L’utilisation de la force hydraulique : poulies et courroies de transmission (il manque la grande roue dentée).
L’utilisation de la force hydraulique : poulies et courroies de transmission (il manque la grande roue dentée).
Vue de la scierie et du « vagon » à billons
Vue de la scierie et du « vagon » à billons
Vue de la scierie avec quelques billons
Vue de la scierie avec quelques billons
Louis Pharisa, dit « Louis de la scie », chargeant un billon pour le débiter
Louis Pharisa, dit « Louis de la scie », chargeant un billon pour le débiter
La scie à battant en action — Louis Pharisa a 80 ans sur la photo ; il décède à 82 ans
La scie à battant en action — Louis Pharisa a 80 ans sur la photo ; il décède à 82 ans
Une courroie de transmission pour chaque machine
Une courroie de transmission pour chaque machine
La vieille raboteuse-dégauchisseuse
La vieille raboteuse-dégauchisseuse
La bielle de la scie à billons
La bielle de la scie à billons
La courroie de transmission pour la raboteuse
La courroie de transmission pour la raboteuse
Le vieux moteur électrique, mis hors circuit en 1994
Le vieux moteur électrique, mis hors circuit en 1994

Chapitre I · § 8

Transports publics, sentiers pédestres, circuit VTT et le Sentier des Poyas à travers l’Intyamon.

Le Sentier des Poyas : chapelle du Dah, façade à poya et Maison du Banneret à Grandvillard.
Le Sentier des Poyas : chapelle du Dah, façade à poya et Maison du Banneret à Grandvillard.

Transports publics

Les courses d’autobus TPF (Transports Publics Fribourgeois) Bulle – Estavannens – Grandvillard et retour ont lieu du lundi au vendredi, sauf les fêtes générales et locales. Les trains TPF circulent sur la ligne Montbovon – Palézieux (horaires distincts en semaine et le week-end). Les arrêts TPF sur la ligne de chemin de fer Palézieux – Bulle – Montbovon se trouvent à environ 2 km du village d’Estavannens, au centre du village d’Enney et à quelque 200 m de Villars-sous-Mont. C’est une ligne à voie étroite et à classe unique.

Abonnements « AG FLEXICARD ». Grâce à l’abonnement général des communes de l’Intyamon, il est possible de voyager librement sur plus de 18 000 km avec les CFF et presque tous les chemins de fer privés, les cars postaux, les bateaux et la plupart des trams et bus. Deux cartes « AG FLEXICARD » sont à disposition pour le prix de fr. 35.– par jour et par unité. Une seule adresse pour commander, réserver ou obtenir d’autres renseignements : Cafétéria du Home de l’Intyamon, 026 928 44 45.

Parcourir l’Intyamon à pied, à vélo et à cheval

Durant toute la saison estivale et même en automne lorsque le soleil est omniprésent, il est agréable de parcourir la Haute-Gruyère à pied, à vélo et à cheval. Un panneau d’information placé peu après le pont sur la Sarine, sur la route Épagny – Estavannens, indique le parcours à suivre et ce qu’il y a à découvrir dans l’Intyamon. Du printemps à l’automne, vous avez la possibilité de :

  • découvrir une vallée aux paysages uniques
  • traverser des villages au riche patrimoine architectural
  • comprendre notre métier, par des panneaux explicatifs
  • identifier 65 essences forestières et fruitières
  • mieux connaître l’apiculture
  • déguster les produits de la vallée
  • dialoguer avec nous
  • passer une journée en famille dans la nature

Il vous est loisible de prendre le train à Bulle et de descendre soit à Estavannens soit à Montbovon, puis de cheminer dans un sens ou dans l’autre.

Le panneau d’information du parcours, peu après le pont sur la Sarine (route Épagny – Estavannens).
Le panneau d’information du parcours, peu après le pont sur la Sarine (route Épagny – Estavannens).

L’agriculture de la vallée en chiffres

Panneau d’informations au pont de fer d’Estavannens :

DonnéeValeur
Exploitations agricoles (dont 80 % pratiquent la production intégrée)79
Lait transformé en fromage, vacherin et crème de la Gruyère7 000 000 kg
Gruyère d’alpage (8 « chaudières »)30 000 kg
Troupeaux de vaches à l’alpage100
Troupeaux de génisses à l’alpage150
Chalets d’alpage285
Prairies naturelles1 400 ha
Prairies extensives et peu intensives70 ha
Colonies d’abeilles46

Informations : 026 919 85 00 (Tourisme en Gruyère) ou 026 928 14 23, ou Laurent Borcard-Pfund, agriculteur, 1666 Grandvillard, ferme 026 928 25 23.

Un circuit en VTT classé « difficile / technique »

3 heures, 18 km. Départ devant l’Auberge des Montagnards à Estavannens (798 m).

Openbike Haute-Gruyère : course VTT traversant les villages d’Estavannens et d’Enney et empruntant une partie du parcours ci-dessous.

La course VTT Openbike Haute-Gruyère traverse Estavannens et Enney.
La course VTT Openbike Haute-Gruyère traverse Estavannens et Enney.
Le circuit, étape par étapeQuinze étapes, de la chapelle du Dah au retour le long de la Sarine.
  1. Monter en direction de la chapelle du Dah
  2. Continuer sur 300 m
  3. Suivre le chemin forestier sur la gauche
  4. Rejoindre et remonter la route alpestre sur 2 km
  5. Prendre le nouveau chemin forestier jusqu’au point 1419 m
  6. Descendre le sentier au milieu des alpages
  7. Rejoindre le chalet d’alpage (magnifique vue)
  8. Descendre le sentier devant le chalet et rejoindre la forêt
  9. Traverser le ruisseau
  10. Remonter immédiatement sur la droite (petit portage 200 m)
  11. Traverser les deux vallons
  12. Rejoindre la route alpestre au point 1188 m
  13. Descendre cette route sur 1 km jusqu’au Gros Mont, point 1085 m
  14. Descendre sur Grandvillard à travers la forêt (visite de la grotte et de la Maison du Banneret)
  15. Longer la Sarine jusqu’à Estavannens

L’Intyamon, pays des Poyas

L’Intyamon (« vallée entre les monts ») est traversée par la Sarine et court des flancs de la cité de Gruyères jusqu’aux gorges de la Tine, à la frontière du canton de Vaud. Cette vallée est le fruit d’une civilisation pastorale, dont on repère les premières traces au XVe siècle. Elle a connu son heure de gloire durant les XVIIe et XVIIIe siècles grâce à son fromage : le Gruyère, qui a laissé l’empreinte de son histoire sur les façades des maisons et dans l’architecture des fermes, a repoussé les forêts et donné naissance aux pâturages. Les huit villages de l’Intyamon ont conservé les vestiges de cette histoire. Mais c’est surtout sur la rive droite de la Sarine, de Lessoc à Estavannens en passant par Grandvillard, que ce patrimoine est resté presque intact. En flânant d’un village à l’autre, c’est à ceux qui savent lire et écouter que le passé se livre. Levez les yeux sur les frontons des granges ou sous les voûtes d’église…

À Estavannens, deux granges du milieu du XIXe siècle offrent les premières Poyas peintes en Pays de Gruyère. Plus loin, la chapelle du Dah vous accueille à l’ombre des arbres, dans la fraîcheur de son ruisseau d’où jaillit une cascade romantique à quelque 300 mètres en amont.

Les barons du Gruyère

Au XVIIe siècle, alors que la guerre de Trente Ans fait rage en Europe, Grandvillard accompagne toute la Gruyère dans une production fromagère en pleine explosion. La demande est forte, les prix augmentent. Le lait et l’argent coulent sur la région, les meules de fromage sont livrées sur les champs de bataille. Le fromage de l’Intyamon part à dos de mulets par le col de Jaman, rejoint Vevey, puis par barques sur le Léman et le Rhône est acheminé vers Lyon.

Grandvillard a bâti sa réputation sur cet âge d’or. Des dizaines de maisons construites entre 1630 et 1680 témoignent de ce florissant commerce fromager. Admirez les façades aux fenêtres gothiques, les portes aux linteaux sculptés, les caves voûtées. Au XVIIIe siècle, c’est dans le bois que s’inscrit cette aventure fromagère : des dizaines de greniers, de fermes généreuses, des fruitières signent une nouvelle étape. Et lorsqu’un marchand de fromage établi à Lyon veut témoigner de son attachement à son village natal de Lessoc, il couronne la fontaine du village d’un superbe toit qui fait aujourd’hui encore la fierté du village.

Avec le XIXe siècle, les grandes maisons carrées des barons du fromage marquent la séparation entre négoce et production. Hélas, dès 1860, l’agriculture va traverser une profonde crise. Et c’est à ce moment-là que l’art de la Poya, peinture représentant la montée à l’alpage, prend forme.

Dans l’Intyamon, le fromage est partout : dans les commerces et sur les tables des restaurants. Si le temps vous le permet, renseignez-vous et profitez de visiter un alpage où l’on fabrique encore artisanalement le Gruyère au feu de bois.

La balade proposée

Laissez votre véhicule à la gare d’Estavannens et rejoignez l’église d’Estavannens à pied. Depuis sa terrasse, vous admirerez toute la vallée de l’Intyamon. Parcourez et admirez les vieux quartiers du village d’en haut. Rejoignez le village d’en bas. Passez le café des Montagnards, remontez jusqu’à la chapelle du Dah. Ressourcez-vous près de la cascade, puis suivez le sentier qui vous guidera jusqu’à Grandvillard, village cossu aux nombreuses demeures qui racontent leur histoire grâce aux explications fixées aux murs des plus intéressantes. Un détour à la cascade s’impose : instant de sérénité dans un endroit géologiquement intéressant.

Repartez à travers la forêt et les pâturages pour rejoindre l’adorable petit village de Lessoc. Arrêtez-vous à l’église pour admirer le plafond magnifique en bois sculpté et les fresques anciennes. La fontaine couverte de Lessoc ? Allez vous désaltérer à l’auberge de la Couronne, où l’on vous racontera la légende de la fontaine villageoise. Rejoignez la gare de Lessoc pour revenir à votre véhicule ou reprendre le chemin du retour.

CaractéristiqueDétail
DépartGare d’Estavannens
ArrivéeGare de Lessoc
Longueur10 km
Durée3 h 30 – 4 h 00
Niveau de difficultéFacile, accessible aux familles
SaisonsPrintemps, été, automne
AccèsTrain, autocar, autobus, voiture
Type d’excursionÀ pied, à bicyclette
DiversParcours découverte « architecture rurale de Grandvillard » : 14 maisons et bâtiments, situés sur l’ensemble du village, révèlent les différents styles de l’architecture paysanne, s’étalant du XVIe au XXe siècle
Le Sentier des Poyas, étapes de la balade
Le Sentier des Poyas, étapes de la balade
Le Sentier des Poyas, étapes de la balade
Le Sentier des Poyas, étapes de la balade
La gare de Bulle, point de départ des lignes TPF
La gare de Bulle, point de départ des lignes TPF

Chapitre I · § 9

L’incendie de la grange des Cioules et les anciennes pompes à bras.

L’incendie de la grange des Cioules (frères Jordan)

La foudre est tombée le 4 juillet 1965, vers 06 h 50. Copie d’une diapositive de Jean Pharisa, mise en ligne le 27 décembre 2010.

L’incendie de la grange des Cioules (frères Jordan), frappée par la foudre le 4 juillet 1965 vers 06 h 50.
L’incendie de la grange des Cioules (frères Jordan), frappée par la foudre le 4 juillet 1965 vers 06 h 50.

Un récit de ce sinistre a été rédigé par Benoît Caille, ancien commandant du feu d’Estavannens, texte retravaillé par Jean Pharisa, Bulle (webmaster) — disponible en PDF sur le site source.

La pompe à bras

L’engin a été réutilisé le 4 juillet 1987 lors des rencontres des sociétés de jeunesse à Enney (photo Vincent Murith, « La Liberté »).

L’ancienne pompe à bras (photo Benoît Caille, ancien commandant du feu d’Estavannens).
L’ancienne pompe à bras (photo Benoît Caille, ancien commandant du feu d’Estavannens).
La pompe à bras réutilisée le 4 juillet 1987 lors des rencontres des sociétés de jeunesse à Enney (photo Vincent Murith, « La Liberté »).
La pompe à bras réutilisée le 4 juillet 1987 lors des rencontres des sociétés de jeunesse à Enney (photo Vincent Murith, « La Liberté »).

Chapitre I · § 10

Fibre optique pionnière, chapelle du Dah, habitations fleuries, fête de la Poya, cascade et pont de fer.

La fibre optique se déploie dans la commune rurale d’Estavannens

Estavannens sera la première commune rurale fribourgeoise à être dotée de fibre optique. L’État et les distributeurs d’électricité Groupe E, Gruyère Énergie et IB-Murten ont lancé mercredi la construction du réseau dans le village. Tous les immeubles devraient être raccordés d’ici au mois de décembre 2013. (« La Liberté » et « La Gruyère » du jeudi 2 mai 2013)

La chapelle du Dah

En 1841 à valider, des avalanches engloutirent 4 malheureux jeunes gens. Un cinquième en réchappa à peu près miraculeusement : Joseph Jaquet. Self-made-man, il devint président du tribunal de la Gruyère, conseiller national et conseiller d’État. Quelques années après cette catastrophe, l’oratoire du Dah fut remplacé par un édifice plus grand et mieux orné. La nouvelle chapelle fut dédiée à Notre-Dame de Compassion.

La statue qui orne l’autel provient de Prez-vers-Noréaz. La nouvelle chapelle devint un lieu cher à la population ; le curé y célèbre la messe le jour de Notre-Dame de Compassion et aux Rogations — depuis quelques années, seulement le jour de la Fête-Dieu.

Construite en 1846 et entièrement rénovée, cette chapelle est une pure merveille, située dans un écrin de verdure en amont du village d’en-bas, non loin d’une jolie cascade.

La chapelle du Dah, dédiée à Notre-Dame de Compassion, construite en 1846 dans son écrin de verdure.
La chapelle du Dah, dédiée à Notre-Dame de Compassion, construite en 1846 dans son écrin de verdure.

Les habitations

L’ensemble des bâtiments du village est très bien conservé. Certaines maisons sont restaurées de façon remarquable. Chaque été, les façades, balcons et jardins sont magnifiquement fleuris.

Maison villageoise remarquablement conservée, façade en bois sculpté typique de la Gruyère.
Maison villageoise remarquablement conservée, façade en bois sculpté typique de la Gruyère.

La Poya d’Estavannens

Estavannens est aussi le village de la Fête de la Poya. Cet événement, organisé pour la dernière fois en mai 2014, symbolise la montée des troupeaux à l’alpage. Ce grand rassemblement revêt à la fois un aspect des traditions profondes enracinées dans le passé et une symbolique des valeurs actuelles du monde rural et villageois.

Les précédentes manifestations eurent lieu le 6 mai 1956, le 15 mai 1960, le 15 mai 1966, le 9 mai 1976, les 6 et 7 mai 1989, ainsi que les 12, 13 et 14 mai 2000. Elles réunirent à chaque fois entre 20 000 et 40 000 visiteurs.

La Fête de la Poya de mai 2000 : la foule des visiteurs dans les rues du village.
La Fête de la Poya de mai 2000 : la foule des visiteurs dans les rues du village.

La cascade du Dah

Située à 400 m en amont de la chapelle, la cascade est photographiée sous tous ses états : le 11 octobre 2005 ; le 30 juin 2010 en été ; le 20 juillet 2014 « en grosses eaux », après 149 litres de pluie tombés en 7 jours ; et le 26 octobre 2018 après 38 jours de sécheresse (hormis 19 litres sur deux jours). Le premier pont de la cascade a été réalisé par l’équipe forestière de Bas-Intyamon et Grandvillard en juin 2005 ; le nouveau pont de la cascade a été inauguré le samedi 27 octobre 2018.

Le pont de fer est à bout de souffle

Ce pont, dit « le pont de fer », a duré de 1868 à 1984, soit 117 ans à valider. Le nouveau pont de fer a été inauguré le 30 juin 1984.

L’ancien pont de fer sur la Sarine (1868–1984).
L’ancien pont de fer sur la Sarine (1868–1984).
Lire l’article du journal « La Gruyère »Édition du 17 mars 1983 — la décision de reconstruire le pont sur la Sarine.

Le pont sur la Sarine, à Estavannens, est à bout de souffle. Il faudrait consentir d’énormes frais pour éviter une complète dégradation et circonscrire, notamment, les effets de la rouille et la fatigue de la structure. De plus, les frais d’entretien sont importants : avec l’augmentation du trafic, les madriers ne tiennent plus longtemps le coup. Une étude a été entreprise. Il en ressort qu’il faut construire un nouveau pont, et le plus rapidement possible. Coût estimé : 600 000 francs. Les quatre communes concernées — Estavannens, Enney, Grandvillard et Gruyères — ont à se prononcer ces temps-ci.

Le nouveau pont sera construit selon le même principe que celui utilisé à la Maladeire, sur la route Broc – Charmey : des éléments préfabriqués en béton sont glissés sur une structure métallique. Le pont sera plus large et ouvert à tous les véhicules. Actuellement, la charge maximale est arrêtée à 5 tonnes, ce qui est particulièrement ennuyeux dans une région de gravières.

Estavannens participera aux frais à raison de 50 %, Enney à 28 %, Grandvillard à 17 % et Gruyères à 5 %. Cette répartition découle d’un arrêté du Conseil d’État datant de la fin du siècle passé et qui a été actualisé. Seule liaison directe avec Estavannens, le pont fait limite avec Enney. Mais Grandvillard et Gruyères sont également intéressées à ce passage.

Une subvention cantonale de 40 % est acquise. D’autres contacts sont pris pour obtenir des aides financières. Si tout va bien, le pont pourrait être lancé par-dessus la rivière cette année encore. C’est du moins ce que communes et riverains souhaitent. Sinon, l’actuel pont devrait de toute façon être reconsolidé, de façon à maintenir une élémentaire sécurité.

La cage aux chevaux, dans la plaine des Auges : elle n’existe plus aujourd’hui.

Lancement du chantier de la fibre optique à Estavannens, première commune rurale fribourgeoise raccordée (2013)
Lancement du chantier de la fibre optique à Estavannens, première commune rurale fribourgeoise raccordée (2013)
Le point de vue du Dah sous la neige, le 1er décembre 2003
Le point de vue du Dah sous la neige, le 1er décembre 2003
La cascade du Dah, le 11 octobre 2005, à 400 m en amont de la chapelle
La cascade du Dah, le 11 octobre 2005, à 400 m en amont de la chapelle
La cascade du Dah et son pont réalisé par l’équipe forestière de Bas-Intyamon et Grandvillard (juin 2005)
La cascade du Dah et son pont réalisé par l’équipe forestière de Bas-Intyamon et Grandvillard (juin 2005)
La cascade du Dah
La cascade du Dah
La cascade du Dah
La cascade du Dah
La cascade du Dah le 30 juin 2010
La cascade du Dah le 30 juin 2010
La cascade du Dah le 30 juin 2010
La cascade du Dah le 30 juin 2010
La cascade en grosses eaux, le 20 juillet 2014, après 149 litres de pluie en 7 jours
La cascade en grosses eaux, le 20 juillet 2014, après 149 litres de pluie en 7 jours
Le nouveau pont de la cascade, inauguré le 27 octobre 2018
Le nouveau pont de la cascade, inauguré le 27 octobre 2018
Vue du village et de ses habitations
Vue du village et de ses habitations
Le nouveau pont de fer, inauguré le 30 juin 1984 (photo Jean Pharisa, 5 janvier 2004)
Le nouveau pont de fer, inauguré le 30 juin 1984 (photo Jean Pharisa, 5 janvier 2004)
Le nouveau pont de fer sur la Sarine
Le nouveau pont de fer sur la Sarine
La cage aux chevaux dans la plaine des Auges (disparue aujourd’hui)
La cage aux chevaux dans la plaine des Auges (disparue aujourd’hui)

Chapitre I · § 11

Ressources généalogiques et archivistiques signalées par le webmestre.

La page « Liens divers » du site renvoie vers :

  • le site de généalogie de la famille Pharisa (www.pharisa.ch) et la page du webmestre ;
  • des sites contenant des documents numérisés par les Archives cantonales fribourgeoises : accès à divers actes numérisés, aux recensements fédéraux (saisir « Estavannens » dans le champ de recherche) et à l’interrogation en ligne des fonds d’archives.
L’écusson de la famille Pharisa (site de généalogie).
L’écusson de la famille Pharisa (site de généalogie).

Chapitre I · § 12

Les dernières mises à jour recensées sur le site source.

DateModification
16.03.2026PV de l’assemblée paroissiale 2025 et convocation à l’assemblée 2026
14.02.2026Giron de Montsalvens (PV de l’assemblée du 11 février 2026) — nouveau challenge, nouveau président, programme 2026
26.12.202550 ans de la fondation de la société de chant (bas de la page)
19.05.2025Liste des membres actifs de la société de tir (état au 17 mai 2025)
09.04.2025PV de l’assemblée paroissiale du 16 avril 2024
29.03.2025Gérald Jaquet et André Pharisa sont nommés vétérans d’honneur de la Société cantonale des tireurs fribourgeois